AAMIAC le syndrôme du bébé secoué
Un grand merci à Mme COUDRAY, du Conseil Général des Yvelines, à Mme Staquet, Mme Tesner, et aux puériclutrices et puériculteur de la PMI pour leur accueil

Le syndrôme du bébé secoué




Le "syndrome du bébé secoué" est le nom donné à une pathologie
survenant lorsqu'un nouveau-né ou un très jeune enfant est
violemment secoué par un adulte.

Ce traumatisme cérébral résulte de la faiblesse des muscles du cou
du bébé. Quelques mouvements suffisent à provoquer des lésions
cérébrales gravissimes, susceptibles de tuer l'enfant ou de lui
infliger des séquelles neurologiques irrémédiables.

Il faut savoir que, parmi les victimes, 10% d'entre elles décèdent
tandis que près de 50% demeurent handicapées à vie.

Le fait de secouer brutalement son bébé n'est pas forcément le fruit d'une maltraitance voulue. Il advient, par exemple, que l'enfant soit victime d'un malaise, que sa respiration s'interrompe ou qu'il avale de travers, et qu'un adulte paniqué tente de le réanimer de cette manière.

Ou bien encore, certains parents peuvent se trouver confrontés à des moments d'énervement, de frustration ou de fatigue, qui leur rendent tout à coup intolérables les pleurs de leur propre enfant. Dans tous les cas de figures, secouer un enfant est un acte à proscrire de manière absolue.


Si un enfant pleure, voici quelques suggestions :

- Vérifiez si les pleurs de votre bébé ne signalent pas un besoin précis, comme changer sa couche, le nourrir, l'éloigner d'une source de chaleur ou de froid ou lui prodiguer des soins contre la fièvre.
- Si votre bébé continue à pleurer après que vous vous êtes assuré qu'il n'a aucun problème particulier, tentez de le rassurer par des paroles douces, des caresses.
- les pleurs peuvent tout à fait perdurer, tentez de garder votre calme et vérifiez votre propre état.
Ne criez pas. Respirez profondément plusieurs fois.
Placez votre enfant sur le dos dans son lit ou dans un endroit sûr et quittez la pièce. On peut tout à fait laisser pleurer un enfant seul un moment. Un enfant est moins en danger seul dans son lit qu’au contact direct d’un adulte exaspéré.
Eloignez-vous en restant dans une pièce où vous ne pourrez pas l’entendre. Si votre habitation est trop petite, sortez quelques minutes.
Respirez profondément, plusieurs fois pour vous calmer.
Faites une pause en occupant votre esprit à autre chose qu’à entendre les pleurs : regardez la télévision, écoutez de la musique, faites une partie de jeu vidéo, passez l’aspirateur …. toute activité qui pourra calmer votre colère.
Appelez une personne de votre entourage pour vous venir en aide et laissez quelqu’un d’autre prendre le relais un moment.

Appelez votre médecin ou pédiatre et renseignez-vous auprès des Services de Protection Maternelle Infantile ou quiconque qui pourra vous apporter de l’aide et des conseils. Vous pourrez ainsi partager vos sentiments et voir quelles sont les méthodes utilisées par les autres parents pour faire face aux pleurs de leurs enfants.
Il faut mieux déranger quelqu’un, même en pleine nuit, plutôt que de perdre votre contrôle et de commettre un acte de violence.


Que devraient faire les parents?

Planifiez. Voici quelques conseils :
Si votre bébé a tendance à pleurer souvent, prenez des dispositions pour le faire garder régulièrement et reposez-vous.
Prévoyez un plan de secours, une personne fiable à qui vous pouvez téléphoner lorsque vous n'êtes plus capable d'affronter les pleurs de votre bébé.
Parlez de votre situation à un ami, à un membre de votre famille, à un conseiller ou à un professionnel de la santé.

 

Ce qu’il faut retenir sur les pleurs d’un bébé

Les pleurs du bébé constituent le facteur déclenchant principal du SBS
Les pleurs du bébé font partie de son développement et ne vont durer qu’un temps.
Établissez une stratégie qui vous soit propre à suivre en cas d’exaspération.
Être parent d’un nouveau-né n’est pas de tout repos encore moins s’il pleure beaucoup. Tachez de vous reposer aussi au moment où votre bébé dort.
Veillez à satisfaire les besoins basiques de votre bébé. Soyez patient et restez calme.
N’hésitez pas à demander de l’aide autour de vous à une personne de confiance quand vous en avez besoin, avant d’être submergé par la fatigue, le stress, l’exaspération ou la colère.
Contactez votre médecin ou pédiatre pour demander des conseils.
Si vous ne supportez plus les pleurs, éloignez vous de votre bébé en le laissant sur le dos, dans son lit ou à un autre endroit sûr. Et sortez de la pièce.
On peut être excédé par les pleurs d’un bébé au point d’avoir envie de le secouer, que secouer peut tuer ou handicaper a vie, qu’une seule fois suffit
En grandissant votre bébé apprendra d’autres façons de vous communiquer ses besoins et les pleurs cesseront.
Parlez de ces conseils et recommandations aux personnes à qui vous confiez votre bébé.






brochure "Jamais secouer un bébé" du Centre de l'ONE : Office de la Naissance et de l'Enfance    

site sur le sbs : http://syndromedubebesecoue.com/

 

L'ENFANT